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Les grands frères et les grandes soeurs débarquent à l'école
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La deuxième année du programme de mentorat entre les grands frères et les grandes sœurs dans les écoles francophones vient de se terminer. Pour l'occasion, douze élèves de l'école Père-Lacombe inscrits au programme ont reçu leurs grands frères et leurs grandes sœurs de l'école Maurice-Lavallée pour un dîner amical le 9 juin dernier.
Une fois par semaine, durant toute l'année, les jeunes en 11e et 12e année de Maurice-Lavallée ont accueilli leurs petits frères et leurs petites sœurs de la 4e à la 6e année dans leur école. Lors de cette heure passée ensemble, les plus vieux ont joué avec les petits et les ont aidés à faire leurs devoirs. « Cette activité a pour but de connaître quelqu'un d'autre et de donner la chance aux élèves de Père-Lacombe de visiter les locaux de l'école secondaire qu'ils fréquenteront peut-être », explique la coordonnatrice du programme francophone avec les grands frères et grandes sœurs, Shannon Baert.
L'an dernier, des élèves d'autres écoles francophones avaient eu la chance d'avoir une grande sœur ou un grand frère, mais le jumelage était avec des adultes. « Cette année, c'est une première d'avoir jumelé des élèves des écoles primaires avec ceux des écoles secondaires du côté francophone. Et aujourd'hui, cette rencontre est une manière de se dire au revoir et de remercier les participants tout en donnant la possibilité aux jeunes de montrer leur école », ajoute celle qui travaille avec sept écoles francophones.
Afin de sélectionner les participants, pour les plus jeunes, les enseignants et la direction de l'école Père-Lacombe ont décidé ensemble quels étaient ceux qui avaient les plus grands besoins, par exemple ceux qui avaient un besoin quant au soutien scolaire. Lorsque le choix s'est arrêté, les parents ont été contactés pour approuver.
Pour ce qui est des plus vieux, ils ont été choisis par la conseillère en orientation de l'école. « Elle a identifié quelles personnes seraient de bons leaders pour les petits. Les jeunes devaient aussi avoir des périodes libres afin de pouvoir participer », mentionne la coordonnatrice du programme.
« Le but de ce partenariat est de donner un peu plus de soutien à l'école. Les élèves du primaire ont besoin de socialiser, de relaxer, de se retrouver en dehors de l'école. Ainsi, ceux du secondaire les ont aidés tant au niveau académique que social. C'est aussi une belle façon de se rencontrer en groupe », soulève Shannon Baert qui était toujours présente pour superviser.
L'an prochain, le programme prendra de l'expansion puisqu'on voudrait augmenter le nombre à 20 élèves de l'école Père-Lacombe qui profiteraient d'un grand frère ou une grande sœur de Maurice-Lavallée. « Je trouve que cette première année a remporté beaucoup de succès. Si les jeunes fréquentent encore leurs écoles respectives, ils peuvent se réinscrire », insiste Mme Baert.
Des élèves heureux
Chantal Moquin étudie en 11e année à l'école Maurice-Lavallée et elle est la grande sœur de Cameron Kerr qui est en 4e année à l'école Père-Lacombe. Les deux ont adoré leur expérience. « Je trouve que notre relation était bien et j'ai beaucoup aimé jouer et faire mes devoirs avec Chantal », avoue Cameron qui voudrait refaire le jumelage l'an prochain.
Du côté de sa grande sœur, celle-ci s'est sentie bien dans le fait d'aider un plus jeune. « Je trouve que c'est vraiment une bonne expérience et, en plus, c'est très bon comme référence pour le travail. Ça m'a ouvert les yeux sur le fait que j'aimerais peut-être enseigner un jour. J'ai adoré ma relation avec Cameron. On avait beaucoup de ressemblances et de points en commun. C'était facile de communiquer avec lui, car il n'est pas vraiment gêné », partage Chantal qui malheureusement ne pourra refaire l'expérience puisqu'elle n'aura pas de période libre l'année prochaine.
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Source :
Association de la presse francophone
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