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Dernier hommage à Rémy Beauregard
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La commuanuté franco-ontarienne s'est déplacée en grand nombre, samedi, pour rendre un dernier hommage à son militant de longue date et champion de la défense des droits de la personne, Rémy Beauregard.
Les obsèques du président de l'organisme Droit et Démocratie, décédé subitement le 7 janvier dernier, ont été célébrées en la cathédrale Notre-Dame d'Ottawa.
« Rémy Beauregard fut un homme passionné pour sa francophonie. Il a donné le meilleur de lui-même pour les droits des francophones en Ontario et pour les droits des plus faibles », a témoigné la sénatrice franco-ontarienne Marie Poulin.
Mme Poulin a rappelé, entre autres, que c'est à M. Beauregard que les Franco-Ontariens doivent la signalisation dans les deux langues officielles sur leurs routes provinciales. Alors qu'il était chargé d'appliquer la Loi sur les services en français, à la fin des années 1980, le militant avait eu maille à partir avec le ministère des Transport de l'Ontario, pour finalement gagner son point.
Né au Québec, M. Beauregard a passé la plus grande partie de sa vie en Ontario. Aux dires de Mme Poulin, il était particulièrement attaché au drapeau franco-ontarien. La sénatrice de Sudbury a donc remis un drapeau à son épouse, Suzanne Trépanier.
Malaise à Droit et Démocratie
Âgé de 67 ans, M. Beauregard était président de Droit et Démocratie depuis deux ans. Son départ soudain a mis en lumière un profond malaise au sein de l'organisme d'aide internationale créé par le gouvernement canadien, il y a une vingtaine d'années.
Dans une lettre adressée au premier ministre Stephen Harper, vendredi dernier, une centaine d'universitaires et de juristes canadiens demandent au Parlement « que la composition du conseil (de l'organisme) soit réévaluée de façon à ce que celui-ci soit plus équilibré et diversifié sur le plan des idées et des orientations ».
Ces 102 signataires remettent en question la nomination récente de trois membres au sein du conseil d'administration de Droit et Démocratie. Ils disent que ces trois membres auraient exercé des pressions sur M. Beauregard et qu'ils n'auraient « pas agi dans les meilleurs intérêts de l'organisme ».
La dernière réunion du conseil d'administration de Droit et Démocratie, qualifiée de « houleuse » par les signataires de la lettre à M. Harper, a mené au non-renouvellement du mandat d'un membre et à la démission de deux autres. C'est quelques heures après cette rencontre que M. Beauregard est décédé d'un arrêt cardiaque.
Source :
Cyber Presse
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